Son ancêtre : le Manneken-pis 

Le Manneken-pis, de son nom en dialecte brusseleer (bruxellois) Manniken Pis signifiant " le môme qui pisse ",
est une statue en bronze d'une cinquantaine de centimètres qui est en fait une fontaine représentant un petit garçon nu en train d'uriner.
Elle est située au cœur de Bruxelles, dans le quartier Saint-Jacques, à deux pas de la Grand-Place,
à l'intersection de la rue de l'Étuve et de la rue du Chêne.
Cette statue est le symbole de l'indépendance d'esprit des Bruxellois

    

Histoire

1388
On trouve trace, dès 1388, de l'ancêtre de la statue actuelle :
une fontaine située à l'angle des rues de l'Étuve et du Chêne, constituée d'une statuette en pierre
dénommée " Petit Julien " (Julianekensborre), un nom qui est encore parfois utilisé pour désigner Manneken-Pis.

1452
On ne dispose d'aucune représentation de cette fontaine, mais dès 1452, le nom de Manneken-Pis apparait dans un texte.
À cette époque, la fontaine jouait un rôle essentiel dans l’ancienne distribution d’eau potable.

1619
La statuette de pierre est remplacée par une statuette en bronze commandée en 1619 à Jérôme Duquesnoy l'Ancien (1570-1641),
grand sculpteur bruxellois de l'époque, père de Jérôme Duquesnoy le Jeune et de François Duquesnoy.
À l'origine, elle se dressait sur un pilier et l'eau se déversait dans une cuvette rectangulaire
(comme le prouve une gravure de Harrewijn, conservée au Musée communal de Bruxelles).

1770
Ce n'est qu'en 1770 que ce pilier fut remplacé par la niche actuelle.

Ses origine : les légendes

L'obscurité entourant ses origines a donné matière à de nombreuses historiettes.
Parmi les plus souvent citées figurent les suivantes.
En 1142, alors que le duc de Lotharingie Godefroid III était encore un tout jeune enfant au berceau,
certains de ses vassaux se révoltèrent et affrontèrent les troupes ducales lors de la bataille de Ransbeke.
Pour donner du cœur au ventre à ses partisans, le berceau de l'enfant fut pendu à un chêne sur le champ de bataille.
Alors que ses troupes étaient en mauvaise posture, le petit duc se dressa dans son berceau et satisfit un besoin naturel.
Ce geste redonna courage à ses troupes qui l'emportèrent. La fontaine perpétuerait le souvenir de cette victoire.
Le nom de la rue du Chêne, au coin de laquelle se dresse la statue, rappellerait l'arbre qui se dressait sur le champ de bataille

. Une autre légende raconte qu'un enfant aurait éteint, à sa manière, la mèche d'une bombe avec
laquelle les ennemis voulaient mettre le feu à la cité

Une autre encore qu'un enfant perdu aurait été retrouvé par son père, riche bourgeois de Bruxelles, dans la position que l'on imagine.

La dernière est qu'un petit garçon avait pour habitude d'uriner sur la maison d'une sorcière.
Un jour, la sorcière voulut figer le petit garçon, mais un saint homme mit à la place une statue du petit garçon le représentant.


Ses pérégrinations
En 1695

La statue fut cachée par les Bruxellois lors du bombardement de Bruxelles de 1695 par l'armée française.
Le 16 août 1695, elle fut replacée triomphalement sur son socle.
On inscrivit alors au-dessus de sa tête un passage de la Bible : "In petra exaltavit me, et nunc exaltavi caput meum super inimicos meos."
(le Seigneur m'a élevé sur un socle de pierre, et maintenant moi, j'élève ma tête au-dessus de mes ennemis).

La statue fut volée à plusieurs reprises.

En 1745

 En 1745, des soldats anglais l'emportèrent jusqu'à Grammont, dont les habitants aidèrent les Bruxellois à la récupérer.
 En témoignage de reconnaissance, la ville de Bruxelles offrit une réplique de Manneken-Pis à Grammont.
En 1747

 Deux ans plus tard, ce fut un groupe de soldats français qui retira la statue de son socle.

Pour calmer les esprits, le roi Louis XV offrit un habit à Manneken-Pis et le décora de la croix de Louis XIV.
En 1817
Elle fut volée à nouveau en 1817 par un forçat gracié nommé Antoine Licas.
 Le coupable fut lourdement puni : condamné aux travaux forcés à perpétuité,
 il fut d'abord attaché pendant une heure à un carcan sur la grand-place.
 L'original ayant été brisé lors de son enlèvement en 1817,
certains pensent que l'on fabriqua un nouveau moule et que la statue actuelle serait une réplique.
Il n'existe cependant aucun document le prouvant de manière incontestable6. Manneken-Pis connut d'autres péripéties au XXe siècle.
En 1963
 Dérobé en 1963, il fut aussitôt retrouvé à Anvers.
En 1965
Les choses furent plus graves lors de sa disparition en 1965 :
 la statuette avait été brisée et il n'en subsistait que les pieds et les chevilles.
 Le corps fut néanmoins retrouvé en 19667. L'"original"  est conservé au deuxième étage de la Maison du Roi.

Vive la Fête
Le jet d'eau est, à l'occasion de fêtes, remplacé par des breuvages.
Ainsi, on rapporte qu'en 1890, au cours de grandes fêtes bruxelloises qui se déroulèrent durant deux jours,
 le petit bonhomme distribua du vin et du lambic (bière bruxelloise).
Actuellement, certaines sociétés folkloriques bruxelloises ont gardé pour tradition lors de célébrations annuelles (Saint-Verhaegen…)
d'offrir à boire en faisant couler de la bière par le Manneken-pis.

Le Manneken-pis est devenu, avec la Grand-Place et l'Atomium, un des symboles de Bruxelles.

En 1975 :au rayon X
Tous les visiteurs de Bruxelles connaissent l'impertinent petit pisseur installé au coin de deux rues, près de la Grand-Place.
 Mais, à force d'être volé, déguisé, vandalisé, ça fait déjà longtemps que les touristes s'arrêtent devant une copie
 tandis quïe l'original de 1619 est à l'abri dans le Musée de la ville.
 Mais, on a mêmle des doutes sur l'authenticité de cet exemplaire restauré en 2003.
 Des chercheurs ont donc décidé de le passer au rayon X. Vu son débit, ils ne devraient pas trouver de calculs rénaux
Ouest France du 8.7.2015

Sa Garde-robe
Il est de tradition d'offrir au Manneken-pis des vêtements à des occasions spéciales notamment pour honorer une profession.
La garde-robe actuelle comprendprès de 900 costumes  ( en mai 2012 )qui sont pour la plupart conservés
 au Musée de la ville de Bruxelles, situé dans la Maison du Roi sur la Grand-Place.

Sa première tenue lui fut offerte en 1698 par Maximilien-Emmanuel de Bavière,
gouverneur-général des Pays-Bas espagnols. Il n'en subsiste qu'une partie
. En 1747, le roi de France Louis XV lui fit don d'un habit pour calmer les habitants de Bruxelles,
 furieux parce que des soldats français avaient dérobé la statuette.
Un aperçu de sa garde-robe   

Ses rites et son calendrier
Manneken-pis est revêtu d'un de ses costumes 36 fois par an, à dates fixes :
par exemple, il revêt chaque 21 avril le costume de Spirou,
 chaque 27 avril la tenue de Nelson Mandela et
 début juillet le maillot jaune du Tour de France.

Sa version féminine
A Bruxelles même, il existe une version féminine du Manneken-pis, la Jeanneke Pis,
 située dans une petite ruelle nommée l'impasse de la Fidélité tout près de la rue des Bouchers.
 Elle est cependant moins illustre que son pendant masculin.


Ses multiples copies
Par ailleurs, il existe de nombreuses copies ou imitations.
 La première fut offerte à la ville de Grammont en 1745.
 En 1923 une statue fut placée à Coxyde
 Il en existe dans différents pays tels que le Japon (une copie à Tōkyō en gare de Hamamatsuchō, à Kōbe et à Ōsaka),
l'Espagne (à Llançà, dans la province de Gérone) ou
la France (à Colmar, Poitiers, Moux) .
 Les Belges avaient aussi emporté le Manneken-pis avec eux au Congo belge, puisqu'il y en avait un à Léopoldville et à Luluabourg.

( Sources: Wikipédia et sites du web )
 
      Suite d'autres  petites histoires de 2012